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A propos

Tifane Nomad, née à Paris en 1983, vit et travaille près de Lisbonne.


Formée au dessin aux Ateliers du soir des Beaux-Arts de la Ville de Paris, elle développe aujourd’hui une pratique quotidienne centrée sur le geste, la répétition et le mouvement du trait.

Après un parcours universitaire en économie, sociologie et philosophie, puis plusieurs expériences professionnelles dans les domaines de la donnée et de l’écologie, elle revient au dessin comme à une nécessité vitale, un langage premier redevenu central.​

Déclaration d’Artiste

Je dessine sans projet préalable.


Le dessin débute sans idée de ce qu’il deviendra, sans modèle ni sujet. Un outil, un support, et le geste commence. La page blanche ouvre un espace de jeu, un temps dédié, où le dessin se construit dans l’action.

Le travail repose sur une pratique quotidienne et répétée. Je dessine vite, beaucoup, parfois longuement, parfois par séquences brèves, afin de devancer la pensée et d’éviter toute fixation du projet. Le dessin se développe par itérations successives, avec des reprises, des mises à distance, des temps d’arrêt et de retour.

Le support est constamment tourné. Cette rotation empêche toute orientation stable, toute hiérarchie spatiale. Les compositions se construisent sans centre ni direction imposée, dans un espace volontairement instable. Les lignes se déplacent, s’échappent, se contredisent, se relancent.

La ligne est première. Elle précède la forme et résiste à sa fixation. Les formes apparaissent, se densifient parfois, mais sans jamais s’établir définitivement. Le dessin reste mobile, ouvert, traversé par une logique de jeu plutôt que par une recherche de résolution.

Cette pratique s’inscrit dans une économie du geste et du temps : dessiner comme une action tactique, locale, insistante, qui privilégie le parcours plutôt que l’aboutissement, le mouvement plutôt que la composition figée.

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